Films
Nature, le nouvel eldorado de la finance
Un film de Sandrine Feydel et Denis Delestrac, 2014, 88 min

La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l’économie et de la finance prétendent renverser la tendance et sauver la planète en la protégeant à leur façon, c’est-à-dire avec de l’argent. C’est bien l’émergence d’un nouveau marché, celui de la protection environnementale, que décrypte le documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac – l’auteur du Sable, enquête sur une disparition, récemment diffusé par ARTE. Encore embryonnaire il y a quelques années, ce marché est aujourd’hui l’un des plus prometteurs en terme de profit. Son mode de fonctionnement est simple. De plus en plus de sociétés financières ou d’assurances, parfois précédées par les économistes, attribuent un coût à la nature. Combien vaut la forêt d’Amazonie ? Quelle est la valeur marchande de l’incessant labeur de pollinisation accompli par les abeilles ? Jusqu’ici, l' »invisibilité économique » de la nature ne jouait pas en sa faveur : les marchés n’aiment ni l’abondance ni la gratuité. Mais avec la raréfaction des ressources et la disparition programmée de certaines espèces, l’équation a changé. La loi de l’offre et de la demande peut maintenant s’appliquer aux richesses naturelles. Ainsi, des banques et des fonds d’investissements, pourtant responsables de la dernière crise financière en date, achètent d’immenses zones naturelles riches en espèces animales et végétales menacées. Monétarisées et financiarisées, ces réserves sont ensuite transformées en produits boursiers possiblement spéculatifs. On peut donc acheter des actions « mouche », « orang-outan » ou « saumon ». En investissant dans ces titres, les entreprises polluantes obtiennent des « certificats de bonne conduite » qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes…
Cherche zone blanche désespérément
Un film de Marc Khanne, 2013, 58 min

Voici un sujet émergeant et encore mal connu.
Qui sont ces personnes électro-hypersensibles dont les médias parlent de temps à autre ?
Alerté sur ces questions par une amie qui était devenue elle-même électrosensible, le réalisateur de ce film a mené l’enquête pendant plus de deux ans et rencontré un peu partout en France mais aussi à l’étranger une soixantaine d’« EHS » c’est-à-dire de personnes devenues électro-hypersensibles aux champs électromagnétiques.
Pour les électro-hypersensibles, en tout cas, il y a urgence !
Première constatation : de plus en plus de personnes sont confrontées à toutes sortes de symptômes quand elles sont en présence de téléphones portables, de systèmes de communication sans fil (antennes, wifi, etc.), ou même du courant domestique.
Pour se protéger, elles doivent se calfeutrer, déménager ou pire encore quitter leur famille et arrêter de travailler.
Il y a vingt ans ce phénomène n’existait pas, aujourd’hui il est mondial.
Ce que l’enquête va montrer également c’est que les graves symptômes décrits par les EHS ressemblent curieusement à ceux du « syndrome des micro-ondes » rencontrés chez les professionnels du radar. Or, les technologies sont voisines, et les effets délétères déjà documentés depuis 50 ans !
Témoignage après témoignage, une réalité troublante est dévoilée : pour des raisons encore mal élucidées, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants deviennent intolérants aux champs électromagnétiques artificiels diffusés aujourd’hui massivement dans notre environnement.
Pouvons-nous tous être touchés à des degrés divers ?
Y’a-t-il d’autres effets à moyen ou à long terme ?
Pour les électro-hypersensibles, en tout cas, il y a urgence !
(suite…)
Bienvenue à Gattaca-2015
Un film de Andrew Niccol, 1997, 106 min

Dans un monde futuriste, on peut choisir le génotype des enfants. Dans cette société hautement technologique qui pratique l’eugénisme à grande échelle, les gamètes des parents sont triés et sélectionnés afin de concevoir in vitro des enfants ayant le moins de défauts et le plus d’avantages possibles.
Bien que cela soit officiellement interdit, entreprises et employeurs recourent à des tests ADN discrets afin de sélectionner leurs employés ; les personnes conçues de manière naturelle se retrouvent, de facto, reléguées à des tâches subalternes.
Gattaca est un centre d’études et de recherches spatiales pour des gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat génétiquement idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, donc au capital génétique « imparfait », rêve de partir pour l’espace. Chacun des deux va permettre à l’autre d’obtenir ce qu’il souhaite en déjouant les lois de Gattaca.
Bienvenue à Gattaca
Un film de Andrew NICCOL, 1997, 106 min

Dans un monde futuriste, on peut choisir le génotype des enfants. Dans cette société hautement technologique qui pratique l’eugénisme à grande échelle, les gamètes des parents sont triés et sélectionnés afin de concevoir in vitro des enfants ayant le moins de défauts et le plus d’avantages possibles.
Bien que cela soit officiellement interdit, entreprises et employeurs recourent à des tests ADN discrets afin de sélectionner leurs employés ; les personnes conçues de manière naturelle se retrouvent, de facto, reléguées à des tâches subalternes.
Gattaca est un centre d’études et de recherches spatiales pour des gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat génétiquement idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, donc au capital génétique « imparfait », rêve de partir pour l’espace. Chacun des deux va permettre à l’autre d’obtenir ce qu’il souhaite en déjouant les lois de Gattaca.
Le bien commun – l’assaut final
Un film de Carole Poliquin, 2002, 63 min
S’il a fallu sept jours à Dieu pour bâtir le monde, sept jours peuvent suffire à transformer ce qui était bien commun en marchandise.
– 1er jour : l’eau, bien commun dont certains veulent faire un produit, avec le projet d’exportation de l’eau d’un lac canadien, la disparition de l’agriculture et de la pêche au Mexique par l’assèchement du fleuve Colorado au profit de la culture industrielle.
– 2e jour : les connaissances, que s’approprient les pays riches en déposant des brevets sur les produits naturels des pays pauvres.
– 3e jour : les semences, avec Monsanto qui dépossède les agriculteurs de leurs semences et leurs méthodes de culture par la dispersion des OGM.
– 4e jour : les gènes, le vivant, avec les brevets déposés sur le vivant qui empêchent le développement de la médecine prédictive.
– 5e jour : les services publics, la santé et la pénurie créée dans le secteur public, sous prétexte d’économies et de réduction d’impôts, qui favorise les compagnies d’assurances et les entreprises pharmaceutiques.
– 6e jour : les médicaments, avec le traitement du sida quand la protection des investissements est privilégiée par rapport au droit à la vie.
-7e jour : enfin est réalisée la suppression des obstacles au marché par la neutralisation des institutions politiques, les traités commerciaux ayant préséance sur les lois nationales.
Avec des interviews de : Maude BARLOW (auteure de L’or bleu et présidente du Conseil des Canadiens), Vandana SHIVA (scientifique et auteure indienne) et Jeremy RIFKIN (Le siècle biotech).
La science achetée
Un film de Bertram Verhaag, 2009, 60 min

Árpád Pusztai et Ignacio Chapela ont deux choses en commun : ce sont des scientifiques renommés et leurs carrières sont ruinées. D’après les déclarations officielles des chercheurs, 95% des projets de recherche dans le domaine du génie génétique sont financés par l’industrie. Seuls 5% des chercheurs sont indépendants. Le grand danger qui résulte de ces faits pour la liberté d’opinion et la démocratie est évident. Le public peut-il encore faire confiance à la communauté scientifique ?
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Into eternity
Un film de Michael Madsen, 2010, 75 min

Le chantier d’un sanctuaire conçu pour durer cent mille ans. Creusée dans le nord de la Finlande, à Onkalo, cette gigantesque grotte abritera des déchets nucléaires. S’adressant aux générations futures, ce documentaire en forme de film de science-fiction montre ces travaux gigantesques – cinq kilomètres de galeries plongeant 500 mètres sous terre – et pose la problématique de l’élimination des déchets radioactifs sous l’angle de la temporalité. Impliquant une responsabilité millénaire, celle-ci nous oblige à adopter une autre échelle de durée.
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