Films

Les sentiers de l’utopie

Un film de Isabelle Frémeaux et John Jordan, 2011, 109 min

Quand les tempêtes de la crise financière ont commencé à souffler en 2007, Isabelle Fremeaux et John Jordan se sont lancés sur les routes européennes pour faire l’expérience de vies post- capitalistes. Ils n’étaient pas à la recherche d’un pays de nulle part, d’un modèle universel ou d’un avenir parfait, mais voulaient rencontrer des communautés qui osent vivre différemment, malgré cette catastrophe qu’est le capitalisme.

Pendant sept mois, ils ont voyagé et visité onze communautés et projets. D’un Camp Climat installé illégalement aux abords de l’aéroport d’Heathrow, jusqu’à un hameau squatté par des punks Cévenols, en passant par une communauté anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l’amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, Isabelle Fremeaux et John Jordan ont partagé différentes manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Avec le maire d’un village espagnol qui avait exproprié les terres du duc local, avec les élèves en charge d’une école anarchiste et le facteur philosophe de la Libre Ville danoise de Christiania, les auteurs ont vu vivre dans les interstices invisibles du système dominant des Utopies bien vivantes.

De cette expérience a émergé un film-livre (le DVD est fourni avec l’ouvrage). Le texte est un récit de voyage captivant, analysant les communautés, leurs pratiques et leurs histoires. Le film est un docu-fiction, tourné pendant le périple, prenant la forme d’un road-movie poétique situé dans un futur post-capitaliste. Les personnages et les lieux circulent du livre au film. Dans Les Sentiers de l’Utopie, les mots et les images jouent avec les frontières entre présent et futur, imagination et action. Cette publication unique nous donne envie de vivre d’autres vies, et nous met au défi de commencer dès aujourd’hui.

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Cultures en transition-2017

Un film de Nils Aguilar, 2012, 66 min

À Cuba, en Angleterre comme en France, des alternatives en marche témoignent avec force d’une transition culturelle en cours. Une transition qui serait la préfiguration d’un futur au-delà de l’insécurité alimentaire, des désastres écologiques et des aliénations dont nous souffrons présentement.

Les solutions montrées dans Cultures en transition excellent par leur simplicité, leur faible coût, voire leur gratuité, ainsi que par leur intégrité écologique. À l’échelle d’un balcon-potager ou à l’échelle de l’agriculture d’un pays tout entier, elles ont vocation à favoriser les économies locales, à fortifier les liens de voisinage, ainsi qu’à encourager la diffusion libre des savoirs.

Intégrées au niveau des communautés locales, ces solutions permettent d’accroître la résistance des sociétés au choc extérieur et en particulier à la triple menace de la raréfaction du pétrole, du réchauffement climatique et de la déchéance imminente de notre système économique.

Si les camions s’arrêtaient de circuler, les supermarchés seraient vides en 3 jours !

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Ondes, science et manigances

Un film de Jean Hèches, 2014, 92 min

Quand le business dirige la recherche, peut-on encore faire confiance à la science ?

Dans le monde, depuis dix ans, la contestation contre les antennes de téléphonie mobile augmente. Elle s’appuie sur de nombreuses études scientifiques qui révèlent les effets des ondes électromagnétiques sur la santé. Pourtant, les Etats, les industriels et une partie de la communauté scientifique affirment qu’il n’y a pas de risques sanitaires.

A travers les parcours de lanceurs d’alerte, citoyens, journalistes, scientifiques, électro-hyper-sensibles, ce film dévoile comment les stratèges de la téléphonie mobile, manipulent la science pour répandre un message rassurant, qui met en doute les connaissances déjà établies sur la nocivité de cette technologie.

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L’espace d’un homme

Un film de Hervé Nisic, 2010, 52 min

Portrait d’Alexander Grothendieck, un des plus grands mathématiciens contemporains. Génie absolu, homme sans concession, Grothendieck est l’un des premiers écologistes politiques en France. Il a organisé son retrait de la communauté des hommes, et cependant l’oublier est impossible, tant il a refondé les mathématiques et placé haut son exigence pour l’homme.

Médaille Fields en 1966, il refusa le prix Crafoord en 1988 : « Accepter d’entrer dans le jeu des prix et récompenses serait aussi donner ma caution à un esprit et à une évolution, dans le monde scientifique, que je reconnais comme profondément malsains, et d’ailleurs condamnés à disparaître à brève échéance ».

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La malédiction du gaz de schiste

Un film de Lech Kowalski, 2012, 83 min

Gaz de schiste

Zamosc, en Pologne orientale : au hasard d’un tournage dans cette région rurale, Lech Kowalski rencontre en 2009 des paysans sur les terres desquels de grandes firmes américaines ont commencé à prospecter pour extraire du gaz de schiste. Fissures dans les murs des fermes, pollution des eaux, bulldozers investissant des champs à quelques dizaines de mètres des habitations… Les villageois sont inquiets. Or cette situation locale n’a rien d’anecdotique et témoigne d’un phénomène qui menace aujourd’hui toute la planète. Bradford County, aux États-Unis, est au gaz de schiste ce que l’Arabie Saoudite est au pétrole. Mais on est loin de l’image idyllique d’une “énergie non conventionnelle” propre et d’exploitation aisée que veulent donner les industriels. Dans ce petit comté du nord-est des États-Unis, le réalisateur filme des paysages dévastés et l’épuisement physique et psychologique des habitants…

Combat inégal

Cinéaste underground, passionné par les groupes à la marge (les SDF dans Rock soup, les punks dans Born to lose) et les grandes tragédies de l’histoire européenne (Hitler’s highway), Lech Kowalski s’aventure ici dans les profondeurs de la campagne polonaise. Il dépeint le combat inégal de petites gens victimes de contrats léonins, pour la sauvegarde de leurs villages, de leurs maisons, de leurs exploitations agricoles, de leur eau et de leur santé – et qui remportent quelques victoires inattendues. L’enjeu est de taille : la Pologne voit dans cette énergie nouvelle une promesse d’indépendance vis-à-vis du gaz russe. À l’instar du travail d’investigation entrepris il y a deux ans aux États-Unis par Josh Fox dans Gasland, ce documentaire constitue une mine d’informations sur les pratiques des compagnies de forage et sur les conséquences de cette exploitation sur la vie quotidienne des Européens.

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La tour née des potagers

Une série de courts-métrages/émissions de Diane Giorgis et Virginie Colomb, 2013

Selon la FAO, l’agriculture urbaine se réfère à des petites surfaces (par exemple, terrains vagues, jardins, vergers, balcons, récipients divers) utilisées en ville pour cultiver quelques plantes et élever de petits animaux et des vaches laitières en vue de la consommation du ménage ou des ventes de proximité. Il s’agirait donc d’une agriculture à majorité non professionnelle, de petite échelle et n’ayant pas pour but de vendre la production mais plutôt de la consommer.
Les porteuses du projet “La tour née des potagers” quant à elles ont choisi de la définir de la manière suivante : “toute activité agricole, professionnelle ou non, ayant un impact direct ou indirect sur les populations urbaines. Cette définition prend compte les différentes formes d’agriculture urbaine autour du monde, ainsi que les différentes composantes de cette agriculture.

Cette série courts-métrages a pour but de dégager leurs similitudes et leurs différences, ainsi que les logiques de fonctionnement pour tenter de montrer que l’agriculture urbaine a un rôle à jouer pour la souveraineté alimentaire.

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Mauvaises ondes

Un film de Sophie Le Gall, 2011, 85 min

Elles sont inodores et invisibles, pourtant les ondes électromagnétiques sont partout. Micro-ondes, wifi, téléphones mobiles…
Les technologies sans fil ont envahi notre quotidien. Jamais dans l’histoire de l’humanité, une industrie ne s’était déployée aussi vite. En France, 64 millions de téléphones portables sont en activité, utilisés par des adultes, mais aussi des adolescents ou même des enfants.
Cette nouvelle mobilité, malgré ses aspects pratiques, s’appuie sur une technologie, les micro-ondes que de plus en plus de chercheurs estiment nocives.
L’État, devant l’inquiétude grandissante des citoyens, édicte des normes. Mais protègent-elles réellement notre santé ? Les scientifiques s’affrontent à coup d’études contradictoires.
Mais lorsque les résultats auxquels ils parviennent sont inquiétants, il semblerait que les chercheurs soient discrédités et que le financement de leur recherche soit plus difficile à obtenir.
Reste une question cruciale : les ondes sont-elles dangereuses pour la santé ? Sophie Le Gall tente à son tour d’identifier le danger lié à l’utilisation croissante de ces technologies.
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