Films
Mainmise sur les villes
Un film de Claire LABOREY, 2015, 52 min

Où en est la démocratie urbaine ? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu’y occupent les citoyens.Ces dernières années, partout en Europe, des milliers d’habitants sont descendus dans la rue pour remettre en cause la représentation politique, mais aussi défendre le droit à l’espace urbain. L’hyperurbanisation à coup de bulldozer et les expropriations massives imposées par les autorités publiques stambouliotes expliquent en partie la révolte de la place Taksim. Plus près de nous, l’installation d’un Ikea dans le centre-ville de Hambourg ou la construction d’un gigantesque centre commercial, portée par Auchan pour le projet du Grand Paris, arrangent les pouvoirs publics, qui n’ont plus les moyens d’investir dans l’espace urbain. Ces exemples charrient leur lot d’interrogations sur l’état de la démocratie urbaine aujourd’hui : comment la ville se transforme-t-elle et quelle place y occupent les citoyens ? Les habitants ont-ils leur mot à dire face aux technocrates, politiques, urbanistes et promoteurs qui façonnent les métropoles ? Les pouvoirs publics sont-ils toujours garants d’une ville ouverte et accessible ?
Contre-pouvoir
De Berlin à Copenhague en passant par Londres ou Toulouse, un voyage émaillé de rencontres avec des experts (la chercheuse Anna Minton, les architectes-urbanistes Jan Gehl et Frédéric Bonnet, le philosophe Thierry Paquot…). Ils décryptent les rapports de force à l’œuvre et s’interrogent sur la constitution de contre-pouvoirs.
Ma petite planète chérie
Un film de Jacques-Rémy GIRERD, 2010, 44 min

Jacques-Rémy GIRERD : « Les questions liées aux conséquences des activités humaines sur la nature sont traitées habituellement en négatif dans les médias : pollutions, dérèglements climatiques, espèces en voie de disparition, déchets exponentiels, raréfaction de l’eau, santé… Pas facile d’appréhender l’avenir de façon optimiste !
Avec « Ma petite planète chérie », j’aborde la protection de notre environnement d’une autre façon, avec humour et poésie, au travers d’histoires courtes pleines de charme. Le film distille des messages légers, positifs tout en invitant le public, et notamment les jeunes, à réduire leur impact écologique. Le changement de nos comportements ne passe-t-il pas par nos enfants ?
Depuis largement avant le Grenelle de l’Environnement, « Ma petite planète chérie » trace le chemin de l’écoresponsabilité. Elle apporte sa petite pierre au débat universel pour la sauvegarde de notre bien le plus cher. Aujourd’hui le cinéma lui offre une nouvelle résonance, joyeuse, positive et pleine de promesses.
Une chanson revient, les enfants la retiennent vite, la chantent gaiement, tous ensemble. Les salles se transforment en réjouissantes chorales improvisées. C’est unique ! Jubilatoire ! La vie est à son comble, j’en redemande. »
Les apprentis sorciers du climat-2017
Un film de Pierre-Oscar LEVY, 2015, 83 min

Pour stopper le réchauffement de la planète, des scientifiques proposent de modifier le climat. Une enquête remarquable sur une alternative inquiétante à la diminution d’émissions de CO2.Stimuler le plancton, repeindre les toits en blanc, envoyer des miroirs dans l’espace… : des lubies ? Non, la géo-ingénierie. Ces techniques plus ou moins fantaisiste, visent à modifier le climat afin d’enrayer le réchauffement de la planète. Longtemps, les scientifiques se sont refusé à mentionner ce plan B parce qu’ils pensaient qu’il détournerait le monde politique du plan A (limiter les émissions de gaz à effet de serre). Autrefois décrié, il opère aujourd’hui un retour en force.
Les recherches les plus avancées se proposent d’imiter l’effet des éruptions volcaniques en pulvérisant des particules refroidissantes dans la stratosphère. Pour l’instant, ces expériences restent confinées en laboratoire. Mais jusqu’à quand ? Aux États-Unis, la géo-ingénierie séduit les milieux conservateurs, ceux-là mêmes qui nient le lien entre le réchauffement climatique et l’activité humaine. Cette solution présente, il est vrai, des avantages : elle évite de se mettre les industries polluantes à dos, d’imposer de nouvelles taxes, de changer nos modes de vie, et crée du business. Mais des scientifiques prédisent des effets dévastateurs en cascade : augmentation des pluies, suppression de la mousson, désertification…
Course à l’arme météorologique
Ce documentaire réunit de nombreux experts, partisans ou critiques à l’égard de la manipulation du climat : scientifiques, journalistes, lobbyistes, historiens, « géo-ingénieurs », exposant placidement des projets qui font froid dans le dos… À l’aide d’un riche fonds d’archives, le film se penche sur l’histoire ahurissante de ces techniques qui ont pris leur essor durant la course à l’armement de la guerre froide, brossant au passage le portrait d’Edward Teller, qui a inspiré le docteur Folamour de Stanley Kubrick. Ce dernier pensait, notamment, régler le problème de la sécheresse californienne par une explosion nucléaire…
Une suite qui dérange : le temps de l’action
Un film de Bonni COHEN & Jon SHENK, 2017, 100 min

L’ex vice-président Al Gore poursuit infatigablement son combat en voyageant autour du monde pour former une armée de défenseurs du climat et exercer son influence sur la politique climatique internationale. Les caméras le suivent en coulisse, saisissent des moments publics et privés, drôles et émouvants : alors que les enjeux n’ont jamais été aussi importants, il défend l’idée que les périls du changement climatique peuvent être surmontés par l’ingéniosité et la passion des hommes.
Pierre Rabhi, la reconquête du songe
Un film de Marie-Dominique DHELSING, 2011, 52 min

Agriculteur, penseur, écrivain, précurseur de l’agroécologie, Pierre Rabhi fait partie de ces humanistes qui élaborent des utopies réalistes.
Le film part à la rencontre de cet homme et de son parcours singulier, porté par un combat incessant pour l’insurrection des consciences et les valeurs de ce qu’il nomme la ”sobriété heureuse”.
L’Homme qui plantait des arbres
Un film de Frédéric BACK, 2013, 30 min

L’Homme qui plantait des arbres est un film d’animation réalisé par l’illustrateur canadien Frédéric Back pour Radio-Canada en 1987 à partir de la nouvelle du même nom écrite par Jean Giono en 1953.
La guerre des graines
Un film de Stenka QUILLET & Clément MONTFORT, 2014, 52 min

Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.
