Films
Climat, le théâtre des négociations
Un film de David BORNSTEIN, 2015, 52 min

Pour la première fois en 20 ans d’existence des conférences sur le climat des Nations Unies, 200 étudiants du monde entier investissent le Théâtre des Amandiers pour jouer une COP grandeur nature tout en la réinventant.
Inspirés par deux spécialistes du climat, Laurence Tubiana, représentante de la France à Paris Climat 2015, et le philosophe Bruno Latour, ce ne sont plus les États seuls mais les villes, les océans, les sols qui s’invitent à la table des négociations.
Entre les puissances les plus polluantes de la planète et les acteurs humains et non-humains, une bataille va s’engager. Arriveront-ils à un accord ?
Cultivons la terre
Un film de Honorine PERINO, 2008, 90 min

En prenant comme fil directeur la présentation des OGM agricoles actuellement sur le marché – des plantes transgéniques tolérant des herbicides et des plantes insecticides – ce film est un foisonnement de propositions alternatives, très concrètes et opérationnelles dans lesquelles chaque agriculteur peut se reconnaître.
Ce sont des pratiques agricoles améliorées par la recherche scientifique, ou des innovations faites par des agriculteurs dans leurs champs. La lutte biologique, la sélection participative, le respect de la vie des sols, l’autonomie alimentaire des élevages, les circuits courts de commercialisation, sont autant de stratégies d’avenir.
Agriculteurs et chercheurs s’allient pour illustrer et crédibiliser une vision nouvelle de l’agriculture où le progrès ne se situe plus dans une logique d’industrialisation, mais bien dans une approche sensible du monde vivant.
Cultures en transition
Un film de Nils AGUILAR, 2012, 66 min

À Cuba, en Angleterre comme en France, des alternatives en marche témoignent avec force d’une transition culturelle en cours. Une transition qui serait la préfiguration d’un futur au-delà de l’insécurité alimentaire, des désastres écologiques et des aliénations dont nous souffrons présentement.
Les solutions montrées dans Cultures en transition excellent par leur simplicité, leur faible coût, voire leur gratuité, ainsi que par leur intégrité écologique. À l’échelle d’un balcon-potager ou à l’échelle de l’agriculture d’un pays tout entier, elles ont vocation à favoriser les économies locales, à fortifier les liens de voisinage, ainsi qu’à encourager la diffusion libre des savoirs.
Intégrées au niveau des communautés locales, ces solutions permettent d’accroître la résistance des sociétés au choc extérieur et en particulier à la triple menace de la raréfaction du pétrole, du réchauffement climatique et de la déchéance imminente de notre système économique.
Si les camions s’arrêtaient de circuler, les supermarchés seraient vides en 3 jours !
Le Semeur
Un film de Julie PERRON, 2012, 80 min

Le portrait d’un artiste et producteur de graines, Patrice Fortier, qui par passion et expérience préserve la biodiversité végétal.
Mainmise sur les villes
Un film de Claire LABOREY, 2015, 52 min

Où en est la démocratie urbaine ? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu’y occupent les citoyens.Ces dernières années, partout en Europe, des milliers d’habitants sont descendus dans la rue pour remettre en cause la représentation politique, mais aussi défendre le droit à l’espace urbain. L’hyperurbanisation à coup de bulldozer et les expropriations massives imposées par les autorités publiques stambouliotes expliquent en partie la révolte de la place Taksim. Plus près de nous, l’installation d’un Ikea dans le centre-ville de Hambourg ou la construction d’un gigantesque centre commercial, portée par Auchan pour le projet du Grand Paris, arrangent les pouvoirs publics, qui n’ont plus les moyens d’investir dans l’espace urbain. Ces exemples charrient leur lot d’interrogations sur l’état de la démocratie urbaine aujourd’hui : comment la ville se transforme-t-elle et quelle place y occupent les citoyens ? Les habitants ont-ils leur mot à dire face aux technocrates, politiques, urbanistes et promoteurs qui façonnent les métropoles ? Les pouvoirs publics sont-ils toujours garants d’une ville ouverte et accessible ?
Contre-pouvoir
De Berlin à Copenhague en passant par Londres ou Toulouse, un voyage émaillé de rencontres avec des experts (la chercheuse Anna Minton, les architectes-urbanistes Jan Gehl et Frédéric Bonnet, le philosophe Thierry Paquot…). Ils décryptent les rapports de force à l’œuvre et s’interrogent sur la constitution de contre-pouvoirs.
Ma petite planète chérie
Un film de Jacques-Rémy GIRERD, 2010, 44 min

Jacques-Rémy GIRERD : « Les questions liées aux conséquences des activités humaines sur la nature sont traitées habituellement en négatif dans les médias : pollutions, dérèglements climatiques, espèces en voie de disparition, déchets exponentiels, raréfaction de l’eau, santé… Pas facile d’appréhender l’avenir de façon optimiste !
Avec « Ma petite planète chérie », j’aborde la protection de notre environnement d’une autre façon, avec humour et poésie, au travers d’histoires courtes pleines de charme. Le film distille des messages légers, positifs tout en invitant le public, et notamment les jeunes, à réduire leur impact écologique. Le changement de nos comportements ne passe-t-il pas par nos enfants ?
Depuis largement avant le Grenelle de l’Environnement, « Ma petite planète chérie » trace le chemin de l’écoresponsabilité. Elle apporte sa petite pierre au débat universel pour la sauvegarde de notre bien le plus cher. Aujourd’hui le cinéma lui offre une nouvelle résonance, joyeuse, positive et pleine de promesses.
Une chanson revient, les enfants la retiennent vite, la chantent gaiement, tous ensemble. Les salles se transforment en réjouissantes chorales improvisées. C’est unique ! Jubilatoire ! La vie est à son comble, j’en redemande. »
Les apprentis sorciers du climat-2017
Un film de Pierre-Oscar LEVY, 2015, 83 min

Pour stopper le réchauffement de la planète, des scientifiques proposent de modifier le climat. Une enquête remarquable sur une alternative inquiétante à la diminution d’émissions de CO2.Stimuler le plancton, repeindre les toits en blanc, envoyer des miroirs dans l’espace… : des lubies ? Non, la géo-ingénierie. Ces techniques plus ou moins fantaisiste, visent à modifier le climat afin d’enrayer le réchauffement de la planète. Longtemps, les scientifiques se sont refusé à mentionner ce plan B parce qu’ils pensaient qu’il détournerait le monde politique du plan A (limiter les émissions de gaz à effet de serre). Autrefois décrié, il opère aujourd’hui un retour en force.
Les recherches les plus avancées se proposent d’imiter l’effet des éruptions volcaniques en pulvérisant des particules refroidissantes dans la stratosphère. Pour l’instant, ces expériences restent confinées en laboratoire. Mais jusqu’à quand ? Aux États-Unis, la géo-ingénierie séduit les milieux conservateurs, ceux-là mêmes qui nient le lien entre le réchauffement climatique et l’activité humaine. Cette solution présente, il est vrai, des avantages : elle évite de se mettre les industries polluantes à dos, d’imposer de nouvelles taxes, de changer nos modes de vie, et crée du business. Mais des scientifiques prédisent des effets dévastateurs en cascade : augmentation des pluies, suppression de la mousson, désertification…
Course à l’arme météorologique
Ce documentaire réunit de nombreux experts, partisans ou critiques à l’égard de la manipulation du climat : scientifiques, journalistes, lobbyistes, historiens, « géo-ingénieurs », exposant placidement des projets qui font froid dans le dos… À l’aide d’un riche fonds d’archives, le film se penche sur l’histoire ahurissante de ces techniques qui ont pris leur essor durant la course à l’armement de la guerre froide, brossant au passage le portrait d’Edward Teller, qui a inspiré le docteur Folamour de Stanley Kubrick. Ce dernier pensait, notamment, régler le problème de la sécheresse californienne par une explosion nucléaire…
