Films
Climat, le théâtre des négociations
Un film de David BORNSTEIN, 2015, 52 min

Pour la première fois en 20 ans d’existence des conférences sur le climat des Nations Unies, 200 étudiants du monde entier investissent le Théâtre des Amandiers pour jouer une COP grandeur nature tout en la réinventant.
Inspirés par deux spécialistes du climat, Laurence Tubiana, représentante de la France à Paris Climat 2015, et le philosophe Bruno Latour, ce ne sont plus les États seuls mais les villes, les océans, les sols qui s’invitent à la table des négociations.
Entre les puissances les plus polluantes de la planète et les acteurs humains et non-humains, une bataille va s’engager. Arriveront-ils à un accord ?
Sous le nuage d’Hiroshima
Un film de Bertrand COLLARD, 2015, 52 min

Aujourd’hui, grâce à des avancées majeures dans la procréation médicalement assistée, de nombreux aspects de la création, dignes jusqu’alors de la science-fiction, deviennent possibles.
Bébé à trois parents biologiques, fabrication de sperme in vitro, modifications génétiques avant réimplantation de l’embryon, choix du sexe, de la couleur des yeux… le bébé de nos rêves devient réalité.
Parfois initiés dans le but de pallier à des problèmes de santé, tel que les maladies génétiques, ces innovations ont un usage commercial et peu éthique : créer des enfants modèles.
Ces avancées ont provoqué surprise et méfiance au sein du corps médical. La question se pose : que signifie, et qu’implique ce développement ?
En effet, derrière la technologie, un business se met en place, et une remise en question de notre vision de la procréation, et finalement de l’humain, est soulevée.
Enquête sur un bouleversement scientifique et sociétal qui s’amorce.
Meeting Snowden
Un film de Flore VASSEUR, 2016, 52 min

Moscou, décembre 2016, Edward Snowden, Larry Lessig et Birgitta Jónsdóttir sont réunis pour la première fois et en toute discrétion dans une chambre d’hôtel non identifiée.
Alors que les soupçons d’ingérence de la Russie dans les élections américaines émergent, alors que le pays enterre son ambassadeur assassiné en Turquie, alors qu’Edward Snowden délivre ses interviews au compte-goutte, alors que le monde prépare Noël, ils s’unissent à Moscou autour de la seule question qui vaille, leur cause commune : comment sauver la démocratie ?
Des abeilles et des hommes
Un film de Markus IMHOOF, 2017, 52 min

Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.
Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.’Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.
Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »
L’eau, la nature et la ville
Un film de Jérôme SURROCA, 2010, 52 min

Pas un jour sans qu’on ne parle de l’eau. Suivant le sujet, l’endroit, l’évènement, elle est bonne, elle est chère, elle est chlorée, elle est polluée, elle est réutilisée, elle inonde, elle manque, elle est gaspillée, elle est source de conflits… Malgré des bases communes pour une bonne gestion de l’eau, les problèmes persistent et s’amplifient dans certains cas.
À destination d’un grand public « averti » (élus, associations, étudiants, lycéens), ce film permet à la fois de faire partager la connaissance et de faire évoluer les regards et les comportements de chacun. Il interpelle des grands témoins (Michel Corajoud, Erik Orsenna ou Corinne Lepage par exemple), ainsi que des professionnels, des décideurs ou des scientifiques, qui présentent leur point de vue et leurs connaissances, tant sur le cycle urbain de l’eau, que sur la gestion des eaux pluviales, la problématique des risques, ou l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les pays en développement. La réalité de l’eau apparaît dans sa diversité et sa complexité. Les illustrations et intervenants amènent chacun à se rendre compte de l’importance de sa présence en ville. Ils montrent à quel point les changements actuels, qu’ils soient sociaux, économiques ou, climatiques, nécessitent de changer de façon profonde les relations entre l’eau, la nature et la ville, et donc de faire évoluer les techniques et les organisations.
Les apprentis sorciers du climat
Un film de Pierre-Oscar LEVY, 2015, 83 min

Pour stopper le réchauffement de la planète, des scientifiques proposent de modifier le climat. Une enquête remarquable sur une alternative inquiétante à la diminution d’émissions de CO2. Stimuler le plancton, repeindre les toits en blanc, envoyer des miroirs dans l’espace… : des lubies ? Non, la géo-ingénierie. Ces techniques plus ou moins fantaisiste, visent à modifier le climat afin d’enrayer le réchauffement de la planète. Longtemps, les scientifiques se sont refusé à mentionner ce plan B parce qu’ils pensaient qu’il détournerait le monde politique du plan A (limiter les émissions de gaz à effet de serre). Autrefois décrié, il opère aujourd’hui un retour en force.
Les recherches les plus avancées se proposent d’imiter l’effet des éruptions volcaniques en pulvérisant des particules refroidissantes dans la stratosphère. Pour l’instant, ces expériences restent confinées en laboratoire. Mais jusqu’à quand ? Aux États-Unis, la géo-ingénierie séduit les milieux conservateurs, ceux-là mêmes qui nient le lien entre le réchauffement climatique et l’activité humaine. Cette solution présente, il est vrai, des avantages : elle évite de se mettre les industries polluantes à dos, d’imposer de nouvelles taxes, de changer nos modes de vie, et crée du business. Mais des scientifiques prédisent des effets dévastateurs en cascade : augmentation des pluies, suppression de la mousson, désertification…
Course à l’arme météorologique
Ce documentaire réunit de nombreux experts, partisans ou critiques à l’égard de la manipulation du climat : scientifiques, journalistes, lobbyistes, historiens, « géo-ingénieurs », exposant placidement des projets qui font froid dans le dos… À l’aide d’un riche fonds d’archives, le film se penche sur l’histoire ahurissante de ces techniques qui ont pris leur essor durant la course à l’armement de la guerre froide, brossant au passage le portrait d’Edward Teller, qui a inspiré le docteur Folamour de Stanley Kubrick. Ce dernier pensait, notamment, régler le problème de la sécheresse californienne par une explosion nucléaire…
Biologie 2.0 – Ce que la nature n’aurait jamais fait
Un film de Charles Antoine DE ROUVRE & Jérôme SCEMLA, 2016, 52 min

Faire de la biologie de synthèse c’est faire ce que la Nature n’aurait jamais fait… Ou plutôt copier ce que la Nature nous a donné, en lui attribuant d’autres fonctions.
Certains produits issus de cette techno-science sont déjà sur le marché.
Dans la Silicon Valley et la baie de San Francisco, Jay Keasling, professeur de génie chimique et de bio-ingénierie à l’université de Californie à Berkeley et PDG du Joint BioEnergy Institute à Emeryville, produit une molécule contre la malaria. Jusqu’à présent la molécule de l’artemisinine utilisée dans les traitements contre cette maladie était extraite d’un petit arbuste rare. Jay a trouvé une autre manière de la produire, en modifiant le génome d’une levure. Comme on brasse la bière, il fabrique ce précieux médicament, soutenu par la fondation Bill et Melinda Gates. Ce produit est fabriqué à grande échelle, de quoi traiter 120 millions de personnes, et bien plus vite qu’avec les techniques traditionnelles.
