Films

L’aluminium, les vaccins et les 2 lapins

Un film de Marie-Ange POYET, 2016, 90 min

« La vaccination, ça ne se discute pas… » martèle régulièrement la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Pourtant, un millier de malades souffre, en France, de myofasciite à macrophages, une atteinte neuro-musculaire invalidante et très douloureuse provoquée par les sels d’aluminium utilisés comme adjuvants dans les vaccins.

Aussi, puisque les pouvoirs publics refusent obstinément de reconnaître cette maladie, le film donne la parole aux malades, aux chercheurs, aux médecins, aux historiens, journalistes, aux femmes et hommes politiques qui, en France et à l’étranger, se battent pour la reconnaissance de cette maladie.

Une  histoire polyphonique et à cappela qui se garde bien des éternelles images prétextes de seringues, de chaînes de fabrication, de vues de laboratoires…, égrenées jusqu’à plus soif dans les films sur la santé. Nous sommes au plus près des femmes et des hommes, dans leurs paroles, leurs regards… La ville, la nature, un couloir derrière la vitre d’une porte de laboratoire d’hôpital sont les seules respirations. Espaces de douleurs, d’espoirs, de questionnement, de doutes, de colère…

Face à eux, « Big Pharma », une industrie puissante dont les tentacules plongent au cœur de toutes les sphères de pouvoir : politique, scientifique, juridique, médiatique…

(suite…)

Permaculture à la Ferme du Bec Hellouin

Un film de Perrine et Charles HERVÉ-GRUYER, 2015, 18 min

La ferme dite du Bec-Hellouin est une exploitation agricole située sur la commune du Bec-Hellouin dans l’Eure (France). Après l’achat de la ferme en 2004, Perrine et Charles Hervé-Gruyer, les nouveaux propriétaires, décident de produire quelques légumes pour commencer. La transition vers une ferme permacole débute en 2007 après la découverte de la permaculture par le couple. Devant les performances observées sur leur terrain, ils embauchent peu à peu quelques salariés pour assurer la production agricole et se consacrent en parallèle à l’élaboration d’un programme de recherche scientifique et d’un “éco-centre” de formation.

Le postulat de cette ferme est de produire une grande quantité de produits sur une surface réduite en privilégiant le travail manuel et la traction animale. La permaculture est appliquée à travers le design méthodique des espaces de production et l’étude des interactions entre les écosystèmes. L’approche revendiquée ici est bio-intensive.

(suite…)

Les apprentis sorciers du climat-2017

Un film de Pierre-Oscar LEVY, 2015, 83 min

Vincent-Shaefer-copyright

Pour stopper le réchauffement de la planète, des scientifiques proposent de modifier le climat. Une enquête remarquable sur une alternative inquiétante à la diminution d’émissions de CO2.Stimuler le plancton, repeindre les toits en blanc, envoyer des miroirs dans l’espace… : des lubies ? Non, la géo-ingénierie. Ces techniques plus ou moins fantaisiste, visent à modifier le climat afin d’enrayer le réchauffement de la planète. Longtemps, les scientifiques se sont refusé à mentionner ce plan B parce qu’ils pensaient qu’il détournerait le monde politique du plan A (limiter les émissions de gaz à effet de serre). Autrefois décrié, il opère aujourd’hui un retour en force.

Les recherches les plus avancées se proposent d’imiter l’effet des éruptions volcaniques en pulvérisant des particules refroidissantes dans la stratosphère. Pour l’instant, ces expériences restent confinées en laboratoire. Mais jusqu’à quand ? Aux États-Unis, la géo-ingénierie séduit les milieux conservateurs, ceux-là mêmes qui nient le lien entre le réchauffement climatique et l’activité humaine. Cette solution présente, il est vrai, des avantages : elle évite de se mettre les industries polluantes à dos, d’imposer de nouvelles taxes, de changer nos modes de vie, et crée du business. Mais des scientifiques prédisent des effets dévastateurs en cascade : augmentation des pluies, suppression de la mousson, désertification…

Course à l’arme météorologique

Ce documentaire réunit de nombreux experts, partisans ou critiques à l’égard de la manipulation du climat : scientifiques, journalistes, lobbyistes, historiens, “géo-ingénieurs”, exposant placidement des projets qui font froid dans le dos… À l’aide d’un riche fonds d’archives, le film se penche sur l’histoire ahurissante de ces techniques qui ont pris leur essor durant la course à l’armement de la guerre froide, brossant au passage le portrait d’Edward Teller, qui a inspiré le docteur Folamour de Stanley Kubrick. Ce dernier pensait, notamment, régler le problème de la sécheresse californienne par une explosion nucléaire…

(suite…)

À Bure pour l’éternité

Un film de Sébastien & Aymeric BONETTI, 2016, 52 min

Bure, Meuse, Lorraine, 90 habitants environ, l’un des territoires les moins peuplés de France. Ici, l’industrie du nucléaire envisage d’enfouir les déchets nucléaires les plus radioactifs et donc les plus dangereux des centrales françaises (voire européennes). Le projet date du début des années 2000, et a tout de suite fait naître des oppositions citoyennes, politiques, scientifiques.

Fruit de ces luttes, à quelques kilomètres de ce qui n’est encore qu’un laboratoire, une maison de résistance à la poubelle nucléaire, à cette énergie et à son monde (c’est son nom), est née il y a un peu plus de dix ans, où les militants se croisent, échangent leurs savoir-faire, luttent, et imaginent le monde de demain. Un lieu unique en Europe que ce documentaire propose de présenter.

(suite…)

Irrintzina

Un film de Sandra BLONDEL & Pascal HENNEQUIN, 2017, 102 min

Irrintzina, le cri de la génération climat raconte l’émergence du mouvement pour la justice climatique Alternatiba.

C’est l’histoire d’un pari fou lancé par quelques militant.e.s depuis Bayonne afin de lancer une mobilisation sans précédent en France pour la COP 21 et au-delà.

De Bayonne à Paris, en passant par les routes de France et d’Europe, le film retrace une année et demie d’engagement pour faire connaître les alternatives au dérèglement climatique et de lutte par des actions directes non violentes contre les banques et les multinationales des énergies fossiles.

Irrintzina, c’est un cri d’alarme pour éviter le chaos climatique mais c’est aussi un cri de joie poussé par des centaines de militant.e.s déterminé.e.s qui ont réalisé que si, ensemble, ils et elles ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place.

(suite…)

Controverses nucléaires

Un film de Wladimir TCHERTKOFF, 2003, 41 min

Ce film révèle qu’au coeur de la civilisation occidentale, riche et technologiquement avancée, un crime scientifique programmé se perpétue depuis 20 ans sous de hautes responsabilités, dans l’indifférence générale et la désinformation.

(suite…)

Mainmise sur les villes

Un film de Claire LABOREY, 2015, 52 min

Où en est la démocratie urbaine  ? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu’y occupent les citoyens.Ces dernières années, partout en Europe, des milliers d’habitants sont descendus dans la rue pour remettre en cause la représentation politique, mais aussi défendre le droit à l’espace urbain. L’hyperurbanisation à coup de bulldozer et les expropriations massives imposées par les autorités publiques stambouliotes expliquent en partie la révolte de la place Taksim. Plus près de nous, l’installation d’un Ikea dans le centre-ville de Hambourg ou la construction d’un gigantesque centre commercial, portée par Auchan pour le projet du Grand Paris, arrangent les pouvoirs publics, qui n’ont plus les moyens d’investir dans l’espace urbain. Ces exemples charrient leur lot d’interrogations sur l’état de la démocratie urbaine aujourd’hui : comment la ville se transforme-t-elle et quelle place y occupent les citoyens  ? Les habitants ont-ils leur mot à dire face aux technocrates, politiques, urbanistes et promoteurs qui façonnent les métropoles  ? Les pouvoirs publics sont-ils toujours garants d’une ville ouverte et accessible  ?

Contre-pouvoir
De Berlin à Copenhague en passant par Londres ou Toulouse, un voyage émaillé de rencontres avec des experts (la chercheuse Anna Minton, les architectes-urbanistes Jan Gehl et Frédéric Bonnet, le philosophe Thierry Paquot…). Ils décryptent les rapports de force à l’œuvre et s’interrogent sur la constitution de contre-pouvoirs.

(suite…)

Go to Top