Films

Les sentinelles

Un film de Pierre PÉZERAT, 2016, 91 min

Les sentinelles

Josette Roudaire et Jean-Marie Birbès étaient ouvriers, en contact avec l’amiante.
Paul François est agriculteur, il a été intoxiqué par un pesticide de Monsanto, le Lasso.
Ils ont rencontré mon père, Henri Pézerat, chercheur au CNRS, qui a marqué leurs vies en les aidant à se battre pour que ces empoisonnements ne restent pas impunis.
Les ouvriers agricoles de la coopérative de Nutréa Triskalia, intoxiqués par des insecticides, n’ont pas connu Henri, mais ils sont le vivant symbole de ceux qu’il a défendus toute sa vie, des sentinelles.
Chacun d’eux raconte, des années 1970 à 2015, les combats menés, l’interdiction de l’amiante, l’attaque de Paul contre Monsanto, avec à chaque fois le rôle décisif joué par Henri. Qu’ils soient ouvriers ou paysan, ils partagent le même sentiment : la justice n’est pas encore passée, ni pour les responsables du grand mensonge de l’amiante, encore moins pour ceux de la catastrophe annoncée des pesticides. »

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Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

Un film de Sylvie GILMAN et Thierry de LESTRADE, 2006, 52 min

Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

« C’est un peu comme si, chaque jour, une tour du World Trade Center s’écroulait en une boule de feu ». C’est par une image saisissante que Clifton Leaf, sur le toit de son mmeuble new-yorkais, dépeint la réalité du cancer dans son pays. L’image fait frémir, les chiffres en donnent la mesure : au cours de sa vie, un homme sur deux est confronté à la maladie, une femme sur trois… Le cancer est aujourd’hui une épidémie qui ne cesse de s’étendre, il est devenu le premier problème de santé publique du monde industrialisé. Qui aurait pu penser, il y a trente-cinq ans, que nous serions confronté à une telle situation ? L’heure était aux discours optimistes, aux déclarations fracassantes. Quand le 23 décembre 1971, Nixon lance solennellement « la guerre au cancer », il débloque des millions de dollars pour la recherche. Son but : terrasser le mal avant le bicentenaire de la déclaration d’indépendance, en 1976. La course était lancée, mais la course était marquée du péché d’orgueil. Car le temps de la recherche n’obéit pas aux impératifs de l’agenda politique et la chronique d’une victoire annoncée s’est transformée en cruelle leçon d’humilité.
Près de quatre décennies plus tard, les soins apportés aux malades sont mieux adaptés certes, les traitements moins lourds, la connaissance de la maladie infiniment plus précise… mais la recherche du traitement « miracle » n’a pas abouti. L’humilité conduit donc à interroger cette stratégie du « tout-thérapeutique » pour lutter contre le cancer. D’autres voix, d’autres scientifiques, se font entendre : au lieu de tout miser sur la recherche de nouveaux traitements, ils s’interrogent sur les causes du cancer et réclament une véritable prise en compte des facteurs de risques environnementaux. Par ces questions, la guerre contre le cancer a gagné un autre front. Avec ceux qui l’animent, le cancer quitte la sphère de santé publique pour devenir un problème de société . Doit-on changer l’homme (son comportement, ses gènes…) ou bien doit-on changer la société (l’environnement) : question cruciale pour le siècle qui s’ouvre.

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L’horizon des possibles

Un film de Catherine GUÉNEAU et Gérard LEBLANC, 2017, 68 min

L'horizon des possibles

Pour se développer, le maraîchage biologique doit affronter et résoudre plusieurs problèmes : la mise en relation des producteurs et des consommateurs à travers des circuits courts ; l’autonomie en matière de semences ; la création ou la recréation d’écosystèmes fondés sur la biodiversité (permaculture) ; les choix les mieux adaptés au travail du sol ; les associations de cultures envisagées à la fois dans l’espace et dans le temps ; des formes nouvelles d’organisation du travail et de coopération.

Sur toutes ces questions, le film propose un « horizon des possibles » étayé à la fois sur la tradition et sur l’innovation. Il présente des pratiques et des pistes de réflexion qui permettent d’avancer des éléments de réponses.
Le film a été réalisé principalement en Alsace, dans des fermes anciennes (ferme Pülvermuhle avec Freddy et Dany Schmidt, les Chants de la terre à Colmar avec Guillaume Goepp) ou plus récentes (Jean Becker et Annick Riehl à Ingwiller). Il questionne également l’expérience de longue date du semencier-maraîcher bourguignon Yannick Loubet ainsi que la pratique permaculturelle de la ferme du Bec Hellouin (avec Perrine et Charles Hervé Gruyer et le chercheur François Léger) et la démarche expérimentale du lycée de Pflixbourg (avec Guillaume Delaunay et Pierre Eichenlaub).

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Programme en cours de finalisation

Le programme est en cours de finalisation et sera mis en ligne d’ici au 10 septembre.

Des abeilles et des hommes

Un film de Markus IMHOOF, 2017, 52 min

Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.
Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.’Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.
Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

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L’eau, la nature et la ville

Un film de Jérôme SURROCA, 2010, 52 min

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Pas un jour sans qu’on ne parle de l’eau. Suivant le sujet, l’endroit, l’évènement, elle est bonne, elle est chère, elle est chlorée, elle est polluée, elle est réutilisée, elle inonde, elle manque, elle est gaspillée, elle est source de conflits… Malgré des bases communes pour une bonne gestion de l’eau, les problèmes persistent et s’amplifient dans certains cas.
À destination d’un grand public « averti » (élus, associations, étudiants, lycéens), ce film permet à la fois de faire partager la connaissance et de faire évoluer les regards et les comportements de chacun. Il interpelle des grands témoins (Michel Corajoud, Erik Orsenna ou Corinne Lepage par exemple), ainsi que des professionnels, des décideurs ou des scientifiques, qui présentent leur point de vue et leurs connaissances, tant sur le cycle urbain de l’eau, que sur la gestion des eaux pluviales, la problématique des risques, ou l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les pays en développement. La réalité de l’eau apparaît dans sa diversité et sa complexité. Les illustrations et intervenants amènent chacun à se rendre compte de l’importance de sa présence en ville. Ils montrent à quel point les changements actuels, qu’ils soient sociaux, économiques ou, climatiques, nécessitent de changer de façon profonde les relations entre l’eau, la nature et la ville, et donc de faire évoluer les techniques et les organisations.

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Les apprentis sorciers du climat

Un film de Pierre-Oscar LEVY, 2015, 83 min

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Pour stopper le réchauffement de la planète, des scientifiques proposent de modifier le climat. Une enquête remarquable sur une alternative inquiétante à la diminution d’émissions de CO2. Stimuler le plancton, repeindre les toits en blanc, envoyer des miroirs dans l’espace… : des lubies ? Non, la géo-ingénierie. Ces techniques plus ou moins fantaisiste, visent à modifier le climat afin d’enrayer le réchauffement de la planète. Longtemps, les scientifiques se sont refusé à mentionner ce plan B parce qu’ils pensaient qu’il détournerait le monde politique du plan A (limiter les émissions de gaz à effet de serre). Autrefois décrié, il opère aujourd’hui un retour en force.

Les recherches les plus avancées se proposent d’imiter l’effet des éruptions volcaniques en pulvérisant des particules refroidissantes dans la stratosphère. Pour l’instant, ces expériences restent confinées en laboratoire. Mais jusqu’à quand ? Aux États-Unis, la géo-ingénierie séduit les milieux conservateurs, ceux-là mêmes qui nient le lien entre le réchauffement climatique et l’activité humaine. Cette solution présente, il est vrai, des avantages : elle évite de se mettre les industries polluantes à dos, d’imposer de nouvelles taxes, de changer nos modes de vie, et crée du business. Mais des scientifiques prédisent des effets dévastateurs en cascade : augmentation des pluies, suppression de la mousson, désertification…

Course à l’arme météorologique

Ce documentaire réunit de nombreux experts, partisans ou critiques à l’égard de la manipulation du climat : scientifiques, journalistes, lobbyistes, historiens, « géo-ingénieurs », exposant placidement des projets qui font froid dans le dos… À l’aide d’un riche fonds d’archives, le film se penche sur l’histoire ahurissante de ces techniques qui ont pris leur essor durant la course à l’armement de la guerre froide, brossant au passage le portrait d’Edward Teller, qui a inspiré le docteur Folamour de Stanley Kubrick. Ce dernier pensait, notamment, régler le problème de la sécheresse californienne par une explosion nucléaire…

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